Les Guérillères est un texte qui se présente sous forme de fragments dont les sujets sont tout à fait hétérogènes mais dont chacun manifeste le plus souvent une certaine unité à l’intérieur de lui-même (chaque fragment est consacré le plus souvent mais pas toujours à un seul sujet). Les passages ou fragments qui dépassent rarement une trentaine de lignes chacun peuvent se lire, à mon avis, dans n’importe quel ordre: des vers de poésie; des descriptions; des récits courts; des listes de noms propres; des dessins; des ensembles de mots hermétiques; des listes d’objets; du discours philosophique; de la discussion linguistique et sémiotique; du discours sur le mythe et la légende; et encore. Ce texte n’est pas un roman, et il l’est également; il n’est pas un poème, il l’est également; il n’est pas un traité philosophique, il l’est également; il n’est pas un livre d’images, il l’est également. Le résultat se présente du moins en partie, comme un montage de citations, ou encore mieux, comme un montage ou une mosaïque de fragments réécrits.

