Voici la quatrième de couverture : Ce n'est pas le paradis qui est perdu, c'est le temps avec ses révolutions. Nice, dans les années cinquante et soixante, était l'endroit rêvé où rendre un culte intérieur et un peu désespéré à l'île Maurice de mes ancêtres. La réalité semblait ne cesser de s'y transformer, des populations très pauvres, venues de tous les coins de l'Europe et de l'Asie, des Russes, des Italiens, des Grecs, des émigrés africains, et les premiers rapatriés fuyant la guerre d'Algérie, s'y croisaient chaque jour, et quelque chose de la fabrication de la pensée classique, c'est-à-dire de la philosophie, y était encore perceptible. Peut-être, à un degré différent et sur un autre mode, ce qu'était Alger ou Beyrouth à la même époque. L'exil, la recherche d'une terre, font partie de ce qui m'a été donné premièrement. Il m'a toujours semblé, comme l'a dit Flannery O'Connor, qu'un romancier doit être porté à écrire sur les premières années de sa vie, où le principal lui a été donné. Après un "Onitsha" que j'avais bien aimé, je retrouve Le Clézio, le prix Nobel de littérature, pour un roman sur sa jeunesse, "Révolutions". Malgré quelques petites imperfections, j'ai bien aimé ma lecture. Donc, pour ce qui est de ses défauts, "Révolutions" est un peu trop disparate. Le roman s'en va dans tous les sens et cela m'a pris un peu plus de 200 pages pour être à l'aise. J'ai donc commencé à embarquer quand le personnage principal, Jean, débarque à Londre. Aussi, en plus des lieux différents qu'il visite, l'auteur nous transporte, par moment, vers le 19e siècle. Les différents personnages stéréotypés deviennent aussi lassant. Je dois avouer que j'étais souvent perdu lors de ma lecture.
