lsadora Duncan ( 1878-1927) n' est pas seulement la danseuse dont l'art, la vie et la mort stupéfièrent le monde. Son autobiographie est un livre savoureux, sincère, ou l'humour et la passion font un mélange acide. lsadora raconte sa naissance à San Francisco, la vie de bohème avec toute sa familie : le nomore d' ateliers, de studios où, faute de meubles, sa mère, ses frères, sa sœur et elle couchent par terre. Leur passion commune pour l'art, en particulier l'art grec de l'Antiquité qui inspirera la danse d'lsadora, et aussi de folies équipées, comme la construction d'un temple en Grece. La vie à Londres, à Pàris, à Berlin, à Athênes, à Moscou, à Vienne. Ses amours tumultueuses avec Gordon Craig et maintes autres célébrités. L' adoption de costumes renouvelés de I' Antiquité et qui firent. scandale. La fondation de cours de danse, d'extravagant et de généreux pensionnats qui la ruinerent plusieurs fois. Femme libre, et souvent très en avance sur son temps, toujours lucide malgré ses extravagances, lsadora Duncan dit tout sur ses passions artistique, morales, intellectuelles et aussi physiques. Ses mémoires s'achèvent quand, enthousiasmée par la Révolution Russe elle part, en 1921, pour l'U.R.S.S. où elle épousera le poète Essenine Le 14 septembre 1927, sa longue écharpe se prit dans la roue da sa voiture, sur la promenade des Anglais, à Nice, l'étranglant brutalement. Quelques mois plus tôt elle travaillait ancore à ce livre

